DEES RECUES ENTRE CAFE ET SANTE Les professionnels de la sante et les étudiants visés pour la saison 2 de la campagne «Ignite»
La saison 2 de cette campagne «Ignite, café et santé» est donc lancée et aura pour mission principale de rassurer les patients et les femmes enceintes sur l’innocuité du café.
Avec une campagne 2011 où la cible a été atteinte, il était surtout question de lever l’équivoque des idées négatives véhiculées sur le café. «Les résultats que nous avons obtenus durant la campagne de l’année 2011 sont encourageants, au point de nous inciter à aller encore plus vers les médias et, de fait, toucher le grand public, dans le but de rassurer par rapport à la consommation du café », a fait savoir Dr Diop.
Avec une cible déjà identifiée pour faire passer le message, Dr Diop ajoutera que la campagne 2012 ira dans le sens d’apporter des informations actualisées sur l’état actuel des recherches, dans le domaine du café et de la santé, pour mieux doter les professionnels de la santé dans leurs décisions face à leurs patients. «Tous les éclairages fournis sont basés sur le résultat de l’analyse de nombreux travaux scientifiques de hautes factures, publiés par des sommités de renommée internationale et mis à la disposition des professionnels de la santé », a-t-il précisé.
Mamadou DIOUF
Babyccinos : bébé prendra bien un petit café pour finir son repas ?
C’est vrai que jusqu’à présent les enfants avaient tendance à s’ennuyer lorsque leurs parents buvaient un petit café pour finir leur repas ou bien lorsqu’ils les accompagnaient au café. Les australiens ont trouvé comment remédier à ce problème ! Ils ont ainsi créé des « babyccinos », adaptations des célèbres cappuccinos pour adultes à la sauce bambin. Il s’agit de capuccinos décaféinés en mini-portions, de boissons mousseuses type macchiato rehaussées d’un doigt d’espresso ou encore de boissons contenant uniquement du lait et saupoudrées de gingembre ou de poudre de cacao. Les babyccinos ont rencontré un tel succès en Australie qu’il est devenu difficile de trouver un café n’en proposant pas dans son menu.
Ils sont à présent partis à la conquête des Etats-Unis où ils font le buzz. Les « hipsters » locaux, qui ont une véritable culture café, se réjouissent de pouvoir partager leur passion avec leurs enfants, dès le plus jeune âge.
Mais n’y a-t-il aucun risque à servir du café, même décaféiné, à des enfants de plus en plus jeunes ? Pour les médecins, non, car le café décaféiné contient moins de caféine qu’un soda, par exemple. En revanche, ce n’est pas l’avis de nombre d’internautes et blogueurs, qui s’inquiètent de la conséquence de ces babyccinos sur les reins et les estomacs des enfants.
Ce n’est pas la première fois que les professionnels du café s’intéressent aux consommateurs en culottes courtes. En effet, Nestlé avait déjà attaqué ce marché en adaptant sa célèbre Nespresso aux biberons des bébés, avec BabyNes. Mais il n’est pas question de café dans ce concept, uniquement de lait infantile en capsule. Le café décaféiné fera-t-il un jour son apparition sur cette machine ?
Sur You Tube, une vidéo montre deux petits baristas de 5 ans en train de préparer des lattes avec une machine pour professionnels. De futurs accros à la caféine ?
Source : agro-media.fr avec Le Courrier Picard, RelaxNews, La Presse.ca et The Brooklyn Paper.
les secrets cachés dans notre tasse de café.
Le café est l’objet de nombreuses recherches et controverses scientifiques. Si ses effets sur le cerveau sont connus, ses actions sur le sommeil ou sur certaines maladies sont encore à l’étude. Astrid Nehlig, directeur de Recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Strasbourg, nous dévoile les secrets cachés dans notre tasse…
Doctissimo : Quels sont les principaux effets du café sur le cerveau ?
Astrid Nehlig : Il y a deux grands types d’effets du café, selon la consommation. A des doses faibles (une à deux tasses en une prise, au petit déjeuner par exemple), on constate des effets positifs. Il y a ainsi une augmentation de la vigilance, une sensation de bien être, une bonne humeur, un dynamisme, une meilleure concentration… Par contre, à des concentrations plus élevées, (de 4 à 8 tasses en une prise), les effets sont négatifs : anxiété, tremblements, irritation, accélération du rythme cardiaque ou même problèmes digestifs. De plus, la durée de ces actions sur le cerveau varie énormément d’un individu à l’autre. En moyenne, les effets sont ressentis durant trois à quatre heures. Mais cela dure moins longtemps chez un fumeur et plus chez une femme enceinte par exemple. Sans compter les éventuelles interactions médicamenteuses.
Doctissimo : En ce qui concerne les effets sur le sommeil, le café est-il un ennemi des nuits sereines ?
Astrid Nehlig : Une tasse de café (environ 100 mg de caféine) induit une plus grande latence avant l’endormissement. Le buveur va mettre plus de temps à trouver les bras de Morphée. Mais le café a également un effet sur la qualité du sommeil. Il va agir de manière négative sur le sommeil profond. Cet effet ne dépend pas uniquement de la prise de café le soir, mais de la consommation tout au long de la journée. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut bannir la petite tasse avant d’aller au lit. Cela dépend de chacun et notamment des rituels d’endormissement.
Doctissimo : Le café, comme les drogues, peut-il entraîner une dépendance ?
Astrid Nehlig : Il est vrai que beaucoup de personnes se plaignent de ne pouvoir arrêter le café. Selon moi, il n’y a pas de dépendance au niveau moléculaire. Des drogues telles que la cocaïne ou la morphine vont activer des structures particulières dans le cerveau. Or la caféine ne les active pas. Certes, dans un très faible nombre de cas, on peut constater une sorte de syndrome de sevrage en cas d’arrêt brutal : maux de tête, fatigue, nausée… Mais là encore, les symptômes disparaissent en moins de 3 jours, et n’ont rien de commun avec les effets des drogues. De plus, selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé, le café n’entraîne pas de dépendance. En réalité, on peut parler plutôt d’effet “ renforçateur ” : en provoquant des sensations agréables, le café va induire une consommation régulière. Il s’agit en fait d’une habitude liée à un plaisir. On peut aussi mettre en cause des facteurs environnementaux tels que le stress, qui vont entraîner une prise de café.
Doctissimo : Le café est-il déconseillé chez la femme enceinte ?
Astrid Nehlig : Plusieurs enquêtes épidémiologiques ont souligné une corrélation entre la consommation de café et les risques d’avortement spontané ou le faible poids du bébé à la naissance. Mais ces données restent controversées. D’autres chercheurs parlent d’un lien entre consommation de café avant la naissance et épilepsie. Mais rien n’a été prouvé en la matière et aucune observation clinique n’a été faite. Dans tous les cas, il est important de réduire sa consommation de café lors d’une grossesse. Car lors du troisième trimestre, les effets du café sont multipliés par deux ou trois. De plus, le bébé à la naissance ne peut se débarrasser de la caféine. C’est pourquoi on constate souvent que chez les mères qui boivent beaucoup de café, les enfants à la naissance soit plus agités et pleurent beaucoup. Chez la femme enceinte, la consommation ne doit donc pas dépasser une à trois tasses par jour.
Doctissimo : On parle souvent du rôle bénéfique du café dans certaines maladies. Qu’en est-il ?
Astrid Nehlig : Plusieurs études ont montré que la consommation à des doses assez fortes de café (5 à 6 tasses par jour) protégeait de la maladie de Parkinson ou retardait son apparition. Mais on ne connaît pas le mécanisme exact de ce phénomène. Certains chercheurs parlent même d’une relation inverse : la maladie de Parkinson, dans ses premiers stades, pourrait entraîner une perte de goût pour le café. Cela expliquerait alors que l’on trouve moins de buveurs de café chez les malades !
En ce qui concerne le cancer du côlon, l’effet protecteur semble démontré, ainsi que peut-être dans celui du sein. Pour le cancer de la vessie, les résultats sont contradictoires. D’anciennes études attribuent même au café un rôle dans le développement de ce type de tumeurs. Mais là encore, il s’agit peut-être d’un biais. En effet, dans la phase active de la maladie, les gens boivent de toute manière beaucoup plus. Parmi les boissons plus consommées, il y a ainsi le café…
Doctissimo : Et en ce qui concerne les effets néfastes de cette boisson ?
Astrid Nehlig : On a longtemps lié consommation de café et ostéoporose. Mais les dernières études montrent qu’il n’y a pas de lien. De même, il n’y aurait pas d’augmentation des problèmes cardiovasculaires tels les angines de poitrines ou les crises cardiaques. Même chez les gens qui ont des problèmes de coeur, une consommation modérée ne pose pas de problème. Le seul effet avéré est une augmentation très faible de la tension artérielle, qui s’estompe rapidement. Bien sûr, ces données concernent des personnes qui ont une consommation raisonnable de café, c’est-à-dire pas plus de cinq tasses par jour.
Doctissimo : Et les problèmes d’augmentation des taux de cholestérol liés à la consommation de café ?
Astrid Nehlig : Le café contient effectivement des lipides qui ont été incriminés dans des cas d’augmentation du cholestérol. Mais le problème se pose uniquement si vous préparez le café comme le faisaient nos grands-parents ou à la manière des pays scandinaves : en versant l’eau chaude sur le café moulu. Car dans le cas des cafés-filtres ou des expresso, les lipides sont retenus et n’arrivent pas jusqu’à votre tasse. Certes, le problème peut à nouveau se poser avec la mode des cafetières manuelles à pression. Mais si la consommation reste modérée, ce n’est pas très dangereux. Sauf peut-être si vous faites un régime…
Propos recueillis par Alain Sousa.
doctissimo.fr
Newsletter de novembre 2011
Tous nos cafés, en grain ou moulus
Le Manège à Café® présenté au Concours Lépine International Paris 2011
Thé, café, chocolat ? Les trois à la fois !
En dosettes ou café filtre, un carrousel de saveurs !
Astucieux, design et pratique le Manège à Café® révolutionne le petit-électroménager ! Les amateurs de café, thé et chocolat de qualité, seront comblés par les multiples fonctionnalités de cette nouvelle machine capable de recevoir 6 modèles de dosettes les plus répandues en grandes surfaces et boutiques spécialisées. Promesse tenue pour répondre à toutes les envies !
Une ingéniosité renouvelée par Jaques Pitoux !
Le concept du Manège à Café®, imaginé par JacquesPitoux et son frère Michel (co-inventeur), repose sur son astucieux carrousel capable de recevoir les filtres à café traditionnels et 6 modèles de dosettes : Nespresso®, L’Or Espresso®, Senseo®, Dolce Gusto®, Malango®, Tassimo®.
Il suffit alors de choisir selon son envie du moment, de faire tourner le carrousel, de glisser la dosette appropriée… et de savourer !
Côté design
Le Manège à café® se décline en 7 coloris : noir, blanc, rouge, vert, bleu, jaune, rose pour habiller sa cuisine, se fondre dans une ambiance épurée ou s’accorder au reste de l’électroménager.
Les plus !
Des éclairages s’allument dans l’obscurité dès que l’on présente une tasse sur le socle. Arrêt automatique après 5 minutes.
Le Manège à café®est une invention de Jacques et Michel Pitoux. Jacques Pitoux, inventeur depuis plus de 15 ans, est plusieurs fois médaillé au Concours Lépine. Ce passionné élabore des concepts et des objets astucieux pour améliorer et simplifier la vie de tous les jours.
Source: lepost.fr
Les cours du café en grains Arabica montent à des sommets.
Les fonds de pension et les traders ont décidés d’investir en masse le marché alimentaire du café et spéculent à la hausse en achetant de très grandes quantités de café vert afin de créer une pénurie artificielle et faire monter le cours du café.
Plus aucun aliment de base n’est à l’abri dorénavant du danger de voir son prix augmenter juste à des fins boursières et enrichir des personnes sans penser aux conséquences alimentaires sur les populations.
Les cours du café au plus haut depuis 13 ans
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Les cours de l’arabica se rapprochent des 2 dollars la livre à New York, du jamais vu depuis 1997. Les industriels n’excluent pas de répercuter la hausse sur leurs produits.
Les observateurs n’avaient plus vu de tels mouvements haussiers depuis mai 1997. A cette date, la livre de café Arabica avait atteint 3,18 dollars à New York. Lundi, les cours étaient encore loin de ce niveau, à 1,85 dollar, mais ils ne cessent de s’en rapprocher. Ils ont gagné 46,49% depuis le début de l’année à New York et 30,64 à Londres.
La hausse des cours s’est faite très brusquement au mois de juin. A cette date, les principaux pays producteurs d’Amérique latine, et notamment la Colombie, le Brésil et le Mexique, subissaient des aléas climatiques laissant envisager une baisse des récoltes. Même chose pour le Vietnam. L’arabica à New York bondissait de 1,33 dollars à 1,58 dollar en sept jours. Depuis, la hausse se poursuit. Lundi, les nouvelles craintes concernant la tempête tropicale Danielle ont fait réagir les marchés. Cette dernière, élevée au rang d’ouragan, doit apporter de nouvelles fortes pluies aux Mexique.
Le département américain de l’Agriculture (USDA) reste pourtant optimiste pour les récoltes. Les perspectives de production sont estimées à 55,3 millions de sacs pour la campagne brésilienne 2010-2011, 18,7 millions au Vitemnam et 9 millions en Colombie. Au total, la production mondiale devrait atteindre 139,7 millions de sacs pour une consommation de 131,5 millions.
«Les cours sont sur le point d’avoir atteint un plus haut. La hausse à venir est donc limitée. Néanmoins, le Momentum et le RSI, des forts indicateurs de tendance, sont encore bien orientés à court terme suggérant la poursuite du rallye haussier», constate Harry Sebag, analyste chez Saxo Banque
Les marques sur le qui-vive
Ces hausses sur le marché inquiètent les industriels. Aux Etats-Unis, le groupe alimentaire JM Smucker n’a pas hesité à répercuter une hausse de 9% sur les prix des ventes au détail de se marques Dunkin Donuts, Folger et Millstone, après une première hausse de 4% en mai dernier. Kraft Foodsa augmenté les prix de son café infusé Maxwell House de 30 cents. D’autres marques, dont les dosettes Senseo de Sara Lee, seront touchées.
La semaine dernière, Starbucks tentait de rassurer ses clients en prévenant, dans un communiqué, qu’il absorberait 4 cents de hausse de coût liés à cette augmentation du prix de sa matière première de base. Bien que l’essentiel de ses revenus soit réalisé avec le café, le géant américain se dit préservé grâce aux ventes de produits dans ses magasins et supermarchés. De plus, le groupe est moins exposés de part les contrats signés directement avec les producteurs qui lui fournissent sa matière première fétiche.
Vers 9% à 10% de hausse des prix du café en supermarché
D’après l’USDA, une hausse de 10 cents sur le prix des graines de café entraîne une hausse de 2 cents du prix de détail. Mais une augmentation persistante des cours de la matières première sur une longue période entraîne une hausse équivalente à terme sur les prix de détail. «La fin de la période estivale risque d’amplifier la pression haussière sur les cours du café du fait de la demande saisonnière. La demande de café reste relativement impassible face à la hausse des prix ce qui sous-entend à court terme une demande accrue et persistante face à cette montée des cours.Un objectif haut à 1,95 dollar est envisageable», note Harry Sebag. La demande restera forte, notamment aux Etats-Unis où le marché devrait croître de 25% d’ici 2014, selon l’institut de recherche Packaged Facts.
Ce qui amène Bill Patterson, analyste chez Mintel International Group, a prédire dans les colonnes de MarketWatch, une hausse des prix du café en supermarché de l’ordre de 9 à 10% d’ici à la fin de l’année.
Source: Gazzane, Hayat |
JDF | 24.08.2010
United Coffee s'attaque à Nespresso
Les machines et dosettes de ce torréfacteur seraient vendues en grandes surfaces sous marque de distributeur.
Après la guerre des dosettes, la guerre des machines à café. Quelques mois après le lancement de deux capsules compatibles avec les machines Nespresso, un concurrent du géant suisse sort du bois. United Coffee, un torréfacteur spécialisé dans la vente de café sous marque de distributeurs, veut lancer en France sa propre machine expresso et ses propres dosettes, qui ne sont pas compatibles avec les cafetières Nespresso. Objectif: profiter du boom des capsules (+25% par an).
United Coffee veut vendre son système en grandes surfaces, quand Nespresso n'est disponible que dans ses boutiques ou sur Internet. Le nouvel acteur s'attaque à un marché encombré. Trois systèmes concurrents déjà vendus en grandes surfaces se sont positionnés sur le moyen de gamme : Sara Lee (Maison du café) avec Senseo, Kraft (Carte noire) avec Tassimo et Nestlé avec Nescafé Dolce Gusto. Ils comptabiliseraient respectivement 7,5 millions, 1,8 million et 850 000 machines sur un parc total de 14 millions d'appareils à dosettes.
Pour faire la différence, United Coffee tente de convaincre les distributeurs de leur fournir clés en main un système destiné à être commercialisé sous leur propre marque. Des discussions sont engagées avec des enseignes dans 8 pays, selon le groupe. Le suisse Migros l'a lancé avec succès il y a quatre ans. Alors que Senseo, Tassimo et Dolce Gusto sont positionnés sur le segment moyen de gamme, United Coffee vise le marché premium. Son système comprend une machine automatique aux performances similaires à celles de la machine Nespresso (pression de 19 bars). Son prix, de 120 à 130 euros, le positionne au niveau des appareils basiques de Nespresso (à partir de 120 euros) quand les premiers prix des Philips de Senseo ou Bosch de Tassimo sont vendus de 50 à 100 euros.
Dosettes plutôt chères
United Coffee espère faire la différence sur le prix des capsules, avec un tarif à l'unité de 29 ou 30 centimes, contre 35 centimes chez Nespresso. Mais il sera parmi les plus chères des dosettes vendues en hypermarchés, de 20 à 30 centimes. Onze arômes de café sont proposés (contre 16 pour Nespresso) dans des capsules en polypropylène, et non pas en aluminium.
Les consommateurs se laisseront-ils tenter par
un système comparable à celui de Nespresso, certes moins cher mais vendu
sous marque de distributeur (MDD)? Le marché du café reste largement
dominé par les grands noms, les MDD ne représentant que 10% en valeur
des rayons des grandes surfaces. « Il y a cinq ans, nous n'aurions pas
tenté l'aventure mais le marché nous paraît désormais mûr», explique
Pierre Konareff, le PDG de United Coffee France. Lassés par le système
élitiste de Nespresso, certains clients pourraient sauter le pas.
Alexandre Debouté LE FIGARO
LE CAFÉ, UN ALLIÉ DE POIDS
LE CAFÉ, UN ALLIÉ DE POIDS
Aliment détox pour faire pencher la balance du bon côté.
Tout le monde connaît l’effet coup de fouet d’un petit noir bien serré. Mais c’est vert que le café est le plus actif. Fraîchement cueilli, le fruit du caféier est en effet naturellement riche en cafestol et en kahweol.
Des substances habituellement détruites lors de la torréfaction. Dommage, lorsque l’on sait que celles-ci stimulent une enzyme – le glutation-S-transferase – dont la fonction est de détoxifier l’organisme.
Action diurétique
De fait, l’action diurétique du café apporte une vraie réponse aux problèmes de rétention d’eau. La sensation de jambes lourdes est moins pesante, notamment, en fin de journée.
Même constat pour les œdèmes des chevilles ou des mains. Par ailleurs, en mobilisant les graisses au cours d’un effort physique, la caféine puise dans les réserves lipidiques.
Pas mal pour éliminer la cellulite et autres réserves adipeuses.
De plus, une étude parue dans The American Journal of Clinical Nutrition montre que l’acide Chlorogénique, présent notamment dans le fruit vert, favorise l’absorption des sucres dans le système digestif et accélère la thermogenèse (combustion naturelle des calories). Ainsi, la consommation de 100 mg à 150 mg de caféine par jour, en favorisant la sécrétion
d’adrénaline, augmenterait-elle la dépense calorique totale de 2 % à 3 %.
Puissant antioxydant
Riche en polyphénols, le café est également un puissant antioxydant. Imparable pour lutter contre les radicaux libres, responsables du vieillissement cutané.
Mais une absorption excessive de caféine (plus de 450 mg par jour) peut, en revanche, avoir des incidences sur la sante :
troubles digestifs, anxiété, nervosité, tremblements, insomnies, palpitations…
Donc, à consommer avec modération !
En outre, vous ne verrez pas fondre vos kilos en trop sans respecter les règles élémentaires d’une bonne hygiène de vie : une activité physique régulière, une alimentation équilibre, une bonne hydratation (1,5 l d’eau par jour et un sommeil réparateur.)
SONIA PEYRIEUX Article TV Magazine du Figaro – décembre 2010
Cafés aromatisés moulus ou grains
11 nouvelles saveurs de cafés aromatisés, noisette, caramel, amandes, vanille, chocolat, cannelle, noix de macadamia, crème brûlée, sirop d'érable, pain d'épices, noix grillée: filtre, perco, expresso, ou pour vos ne-cap.
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C’est fort de dosettes, Libération 31 mai 2010
Expresso. Claire-Marie Nicolas, caféologue chez Fauchon, s’est pliée au jeu d’une dégustation en aveugle de huit capsules sélectionnées chez Nespresso et ses nouveaux concurrents. Corsé…Par CATHERINE MALLAVAL, JULIA PASCUAL
On lui avait proposé de passer prendre un café. Elle n’a pas fait de chichi. Répondu «avec plaisir». Total, elle en a bu huit. Claire-Marie Nicolas, manager des produits thé et café (plutôt café) pour le traiteur de luxe Fauchon, s’est prêtée sans barguigner à une partie de dégustation (en aveugle, s’entend) des derniers-nés du marché désormais surexcité de la dosette. Fini, le seul, le grand Nespresso et toutes ses clowneries (quelque 16 «grands crus») qui nous caféinise le palais depuis 1991. Après le groupe américain Sara Lee en avril (4 variétés de dosettes l’Or Espresso), voici que Casino entre dans la transe (5 capsules). Le tout chahuté par un petit challenger espagnol, Ne-Cap, qui commercialise sur Internet et chez des torréfacteurs des capsules vides à remplir soi-même avec le café de son choix.
Impossible de tout goûter à moins de convoquer une armée de caféologues. «Au bout de cinq cafés, en général, on commence à saturer.» La barre fut donc placée à huit dosettes. Robusta ou arabica ? Notre hôte étant une femme de goût, on privilégia le 100% arabica. Sans snobisme aucun : si le robusta donne du corps, de la présence et de la longueur en bouche - Nespresso en utilise pour corser ses arabicas - les arômes de fruits, fruits secs, biscuit, miel… ne sont pas son fort.
On y va barista ? Du calme. Avant de tremper ses lèvres dans les kawas, notre testeuse a posé ses modestes conditions. «Pas de sucre, pas de lait», bien sûr, mais de l’eau minérale la plus neutre possible pour se rincer la bouche et de la mie de pain pour se «gommer» le palais entre deux tasses. Pas question d’avoir les papilles troublées quand on sait qu’un café c’est au bas mot 800 composés chimiques…
Autre requête de notre jeune caféologue de 28 ans, mettre dans la cafetière Nespresso (pour l’instant la seule compatible avec les capsules) une eau «sans trop de goût, et pas trop minéralisée», genre Volvic ou de l’eau du robinet filtrée.
Cette fois, on peut envoyer le café. Et faire une pause (déjà). Selon madame Fauchon, un expresso doit se déguster, ni trop chaud (sinon c’est la chaleur qui obsède le palais et pas les arômes) ni trop froid. On attend donc trois minutes en moyenne après l’avoir servi. Le temps d’observer la mousse. Gage de qualité, elle provient des corps gras du café. Un petit noir sans mousse est un café rance, qui a été mal conservé. Cela dit avec une machine qui a une bonne pression (19 bars dans le moteur de la Nespresso), il est presque impossible de ne pas avoir une belle couche de mousse.
Delizioso de l’Or Espresso
100% arabica, 29 centimes
«Il n’est pas top, top ce café. Il est un peu brûlé, trop cramé. Il a dû être trop torréfié et trop rapidement, comme c’est souvent le cas en grande distribution. Une bonne torréfaction doit durer entre 20 et 30 minutes à température constante, faute de quoi les arômes n’ont pas le temps de bien se développer. Ce café-là manque d’acidulé, il est amer. Oui, il est vraiment à la limite de l’amertume.»
Note : 4/10
Volluto de Nespresso
100% arabica du Brésil et de Colombie, 33 centimes (capsule la plus vendue)
«Hum, au nez il est assez gourmand. Mais il y a parfois un écart entre le nez et la bouche. Dans son parfum, il y a une petite note verte et biscuitée. Il donne envie de le boire. En fait, il est hyperparticulier. Au goût subsistent surtout ses notes vertes. On ne retrouve pas le goût biscuité des fruits secs. Il a de la personnalité, mais je ne suis pas très fan.»
Note : 6/10
Ne-Cap remplie de café Leader Price
100% arabica du Brésil, 14 centimes (dosette + café).
«Il est grillé, amer, légèrement acidulé. Et un peu rance. Oui, on ressent beaucoup ce goût de rance d’entrée de jeu. Pourtant, je suppose que vous ne m’avez pas servi un vieux café. Normalement, l’avantage de la capsule c’est qu’elle est bien dosée - environ 6 grammes - et qu’elle protège bien l’arôme du café. Une fois moulu, le café devient rance au bout de trois semaines. Il faut le conserver dans une boîte hermétique au frigo.»
Note : 3,5/10
Ne-Cap remplie avec du Lavazza Il Perfetto Espresso
100% arabica, 19 centimes
«Celui-là, sent bon, très très bon… le cacao, le pain chaud, le fruit sec, la noisette. Ce sont des notes très gourmandes. Il a du corps, mais pas trop. Une belle longueur en bouche sans être omniprésent. Il est plaisant. Au goût, on retrouve d’abord l’acidulé, et en fin les notes gourmandes un peu torréfiées. Il est équilibré. Ça, c’est un bon café qui donne envie d’en prendre un deuxième.»
Note : 7/10
Forza de l’Or Espresso
100% arabica, 30 centimes
«J’ai du mal là… En attaque, il est un peu trop grillé, le goût acidulé ne vient qu’en fin de bouche. C’est comme un parfum que l’on met et dont l’odeur évolue au fil de la journée. Si le goût du café varie ainsi en bouche, c’est lié à ses notes aromatiques plutôt qu’à sa torréfaction. Même si un café corsé qui a beaucoup de corps surprend forcément. Il enveloppe le palais et laisse plus de place aux arômes qu’un café doux. Bref, il est moyen. La première impression n’est pas terrible. Il est un peu agressif mais laisse quand même un bon souvenir.»
Note : 5/10
Casino
100% arabica Guatemala et Brésil, 25 centimes
«Tiens, on dirait un assemblage, il n’est pas commun ce café. Cela dit, il est assez rare qu’un café ait une seule origine. On peut mélanger du moka d’Ethiopie et de l’arabica de Colombie. Les très bons cafés n’ont pas forcément une seule origine. Cela permet de maintenir leur qualité quand la récolte de l’un ou l’autre des caféiers flanche un peu. Ce café est en tout cas, une vraie bonne surprise. Peut-être un peu trop torréfié, mais cela reste agréable. Il a une attaque acidulée et après, un petit goût de noisette…»
Note : 8/10
Ne-Cap remplie avec un moka d’Ethiopie de la brûlerie Obercafé à Paris
19 centimes
«Il sent très très bon. Il est bon. Super bon. Super équilibré. Avec un corps moyen, légèrement acidulé. Ses notes sont cacaotées au début, puis elles font penser à des agrumes, comme la pomme granny. C’est assez rare. En fin de bouche, il laisse une très bonne impression.»
Note : 8/10
Arpeggio de Nespresso
100% arabica d’Amérique du Sud et centrale, 33 centimes
«Mais c’est quoi celui-là ? Il est pas mal, bien acidulé avec un petit goût fruité. Il est très équilibré, il sent bon le grain de café très torréfié, mais c’est agréable. J’ai vraiment l’impression d’être dans une brûlerie quand je le sens. Il a des notes à la limite de l’animal, comme du cuir hyperfrais.»
Note : 8/10
Verdict
(après avoir cessé de jouer à lire dans le marc de café et dévoilé le nom de chaque produit) : «Je n’ai pas eu de vrai coup de foudre. On a eu du bon et du pas mal. Rien d’exceptionnel.» Alors on fait quoi ? On continue à s’envoyer des dosettes ? Ou on rallume la vieille cafetière à filtre ? Madame Fauchon a la solution : elle est des deux écoles. Expresso en journée et grand bol le matin. «Il faut se décomplexer. La version filtre pour le petit-déjeuner, c’est encore ce qu’il y a de mieux pour tremper sa tartine.»







